Le plus grand camp d’exilés de Calais (Pas-de-Calais), a été démantelé par les autorités vendredi 30 janvier dès 6 h 30 du matin. Environ 280 personnes ont été évacuées, selon le préfet du Pas-de-Calais, François-Xavier Lauch. Selon les informations d’ICI Nord, ce sont les 600 à 650 personnes vivant dans ce camp situé dans la zone du Virval qui ont été délogées.
260 personnes ont accepté une « mise à l’abri », et emmenées vers des centres d’accueil, selon la préfecture. Près de 400 exilés pourraient donc encore être livrés à eux-mêmes.
« Les personnes ne savent pas du tout où elles vont être emmenées »
« Beaucoup de personnes sont arrivées ce dernier mois sur ce campement, expulsées d’autres lieux de vie de Calais », a expliqué Ulysse Gallardo de l’association Humans Rights Observers. Selon lui, le nombre de personnes expulsées est en effet plutôt de « plutôt de l’ordre des 600 à 800 personnes ». « La préfecture parle de centaines de mise à l’abri. Mais c’est plutôt 600 personnes expulsées et seulement quelques mises à l’abri », regrette le travailleur social auprès de Libération.
Sur place, dix bus étaient prévus pour les transporter vers des destinations non précisées, et un périmètre de sécurité a été mis en place, avec un important dispositif policier déployé. « Le problème principal derrière cette opération, c’est que les personnes ne savent pas du tout où elles vont être emmenées », met en garde Ulysse Gallardo. Faute de places dans les centres d’accueil dans le département, les exilés pourraient être envoyés ailleurs et « se retrouver livrés à eux-mêmes ».
L’agglomération de Calais promet d’engager des travaux de réaménagement et de sécurisation pour éviter toute réimplantation. Quid de l’accueil, de l’accompagnement et de la protection des exilés ?
Le journal des intelligences libres
« C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. »
Tel était « Notre but », comme l’écrivait Jean Jaurès dans le premier éditorial de l’Humanité.
120 ans plus tard, il n’a pas changé.
Grâce à vous.
Soutenez-nous ! Votre don sera défiscalisé : donner 5€ vous reviendra à 1.65€. Le prix d’un café.
Je veux en savoir plus !