Lille-Strasbourg : Enciso, Barco et Godo «joga bonito», Panichelli «goleador», des Dogues tenus en laisse et martyrisés... Les tops et flops

TOPS 

Le «goleador» Joaquin Panichelli

En difficulté ces dernières semaines, l’avant-centre du Racing a remis les pendules à l’heure lors du récital de son équipe dimanche soir à Lille (1-4). L’Argentin a ouvert le score en mystifiant Chancel Mbemba d’un superbe contrôle orienté, avant de venir tromper le gardien nordiste Berke Özer (25e). Sa 11e réalisation de la saison en championnat, deuxième meilleur buteur de Ligue 1 derrière l’attaquant marseillais Mason Greenwood, le n° 9 du Racing a de nouveau montré toute sa classe et son flair de renard des surfaces jusqu’à sa sortie en fin de rencontre. Un buteur plein de panache.

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Les «maestros» Julio Enciso et Valentin Barco

Quel match de la part des deux joueurs strasbourgeois. Le premier est venu doubler la mise à peine deux minutes - 1’40 précisément - après l’ouverture du score de son compère argentin, afin d’assommer encore un peu plus les Dogues (26e). Le meneur de jeu paraguayen s’est ensuite illustré en tant que passeur décisif pour le doublé de Martial Godo (72e). Un joueur de très grande qualité, générant un danger constant sur le but adverse.

Le deuxième, toujours aussi juste techniquement, à faire vivre un enfer aux milieux et aux défenseurs lillois. Même s’il n’a pas marqué, l’Argentin s’est distingué dans chacune des transitions rapides de son équipe, donnant le tournis à ses vis-à-vis. Le n° 32 du Racing termine la partie avec pas moins de 97 % de passes réussies... Véritable plaque tournante de cette formation alsacienne.

Julio Enciso, Joaquin Panivehlli et les Alsaciens et démonstration à Lille. Hugo Pfeiffer / Icon Sport

Martial Godo clinique

Le jeune offensif strasbourgeois de 22 ans a planté un doublé dans cette rencontre, ses 4e et 5e buts de la saison. D’abord en catapultant une audacieuse tête plongeante sur un excellent centre-tir de Diego Moreira (58e), avant de venir clôturer le festival alsacien d’un plat du pied chirurgical, à l’issue d’une nouvelle probante transition rapide de son équipe (72e). Un joueur plein de promesses.

Le jeu flamboyant du Racing

On se demandait si le départ précipité de Liam Rosenior pour Chelsea n’allait pas embourber la machine strasbourgeoise... Ça n’en a pas l’air. Au contraire, même. Nouveau festival collectif des Alsaciens dimanche soir, létaux sur chacune de leurs transitions rapides avec leur quatuor offensif Enciso-Panichelli-Barco-Godo, le tout couronné d’un Guéla Doué (très) juste techniquement. Un régal à voir jouer. Une équipe de grands talents, qui, lorsqu’elle est dans un bon jour, est redoutable. Gary O’Neil a parfaitement saisi le potentiel de cette équipe et parvient également à la sublimer (pour le moment).La défense lilloise en a fait les frais...

FLOPS 

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Chancel Mbemba désastreux

Le défenseur nordiste a vécu un calvaire face au Racing. D’abord à la ramasse sur l’ouverture du score de Panichelli, l’ancien de l’Olympique de Marseille n’est également pas tout blanc sur les trois autres buts encaissés par son équipe. Avec un placement hasardeux et un sens de l’anticipation toujours aussi limité, dans une soirée comme ça, le défenseur de 31 ans parait plus être un pois pour son équipe qu’autre chose...

Giroud et l’attaque des Dogues inertes

Même si Matias Fernandez-Pardo est venu sauver l’honneur d’une belle frappe dans les ultimes secondes de la partie (93e) - à l’issue d’une erreur défensive alsacienne - , les offensifs lillois ont été impuissants. Ethan Mbappé a beaucoup provoqué et s’est démené afin de permettre à son équipe de revenir dans le match, mais sans jamais se montrer réellement dangereux dans la zone de vérité. Pareil pour le vétéran Olivier Giroud - sifflé lors de son remplacement (80e) -, bien trop esseulé sur le front de l’attaque et amputé de bons ballons pour véritablement exister dans la surface adverse malgré quelques occasions. L’ancien avant-centre des Bleus n’a plus marqué depuis plus de 10 matches... Ça commence à faire.

Le Losc en perdition

Une cinquième défaite consécutive pour les Nordistes, et de quelle manière... Une véritable raclée. Ces derniers n’ont existé qu’un quart d’heure et semblent complètement perdus actuellement, impuissants dès que le rythme et le niveau s’élèvent en face. L’absence de leur capitaine Benjamin André n’aide pas les choses mais il est vrai que la situation devient urgente pour Lille, qui laisse ses concurrents filer au classement, toujours sans la moindre victoire en 2026, et conspué par ses propres supporters... Bruno Genesio, toujours maintenu par sa direction, doit trouver des solutions, et urgemment. Là, c’est catastrophique.