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Dans le réputé quartier du Panier, elles sont autant d'indices indiquant la présence d'Airbnb. Pour ce natif du quartier, la cohabitation est difficile à supporter. "Ils vont rentrer, ils vont laisser la musique jusqu'à une heure du matin. Ils vont crier, ils vont faire la fête. Alors que normalement, dans les Airbnb, on n'a pas le droit de faire de fête", explique-t-il. Ici, les habitants approuvent la décision de la mairie de réduire de 120 à 90 jours par an la location de résidence principale pour lutter contre la crise du logement.
Marseille compte environ 13 000 locations meublées touristiques. Cette agence fait office de concierge pour une dizaine d'entre elles. Et sa directrice commerciale n'est pas convaincue de l'efficacité de la mesure. "Étant donné que, sur de la résidence principale, nos clients vont louer en règle générale pendant les périodes d'été ou à Pâques, cela ne les empêchera pas de rester dans leur délai de 60 à 90 jours. Donc ça ne va pas avoir un impact négatif", explique Marion Sabatier, directrice commerciale de Sotheby's Bouches-du-Rhône.
Une volonté de réguler la location touristique
Mais cette mesure s'additionne à d'autres prises par la mairie dans sa volonté de réguler la location touristique. Depuis 2025, une compensation est exigée pour les résidences secondaires. Les propriétaires doivent proposer en location un autre logement de la même surface. Une politique comprise par Karine et son fils qui occupent cet Airbnb pour le week-end, même si cela n'arrange pas leurs affaires. "Je comprends tout à fait que pour les habitants, c'est difficile de se loger et que justement, cela serait une bonne mesure pour eux. Pour les touristes, c'est vrai qu'on apprécie les Airbnb pour ça, on est libre en fait et cela revient moins cher que les hôtels. Du coup, moi, je pars beaucoup plus depuis que j'ai les Airbnb", indique Karine Vigilante, touriste originaire de Saint-Etienne. Les différentes mesures commencent à porter leurs fruits. En deux ans, la demande de changement de logements familiaux en location touristique est passée de 800 à moins d'une centaine.