Une haie supplémentaire. Tandis que les formations politiques concentrent leurs forces sur le scrutin municipal et sur leurs stratégies pour 2027, une autre échéance les attend. En septembre prochain, les élus locaux seront amenés à voter pour les élections sénatoriales, qui viendront renouveler pour moitié la Chambre haute. Cette élection sera en grande partie déterminée par les résultats qui sortiront des urnes en mars prochain. Si la relation est aussi étroite entre les deux scrutins, c’est que les sénateurs sont élus à 95 % par des conseillers municipaux.
L’élection des 35 000 maires aura donc valeur de double test à un an de la présidentielle. À dix semaines du premier tour des municipales, de grandes dynamiques se dessinent pour chaque camp. Pour le Rassemblement national, l’enjeu est double. Le parti, crédité de 34 % des intentions de vote pour la présidentielle, doit prouver qu’il est capable de s’implanter localement avant l’élection suprême. S’il est à la tête de petites communes…