En voilà un qui a choisi le bon timing pour se faire connaître. Au moment où les tensions entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland sont à leur comble au sujet de l’île arctique, Billy Long, candidat promu par Donald Trump pour devenir le futur ambassadeur états-unien en Islande, a provoqué un incident diplomatique entre les deux pays.
D’après Politico, l’ancien député républicain du Missouri a émis l’hypothèse que le pays insulaire devienne le 52e État américain… Et qu’il en devienne le gouverneur. Ces propos ont suscité un tollé à Reykjavik. Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a annoncé avoir contacté l’ambassade des États-Unis « afin de vérifier la véracité des propos qui lui sont attribués ».
Une pétition pour un autre ambassadeur
Interrogé par Arctic Today sur ce dérapage, l’intéressé a plaidé la plaisanterie. « Il n’y avait rien de sérieux là-dedans, j’étais avec des gens que je n’avais pas rencontrés depuis trois ans, et ils plaisantaient en disant que Jeff Landry (nommé envoyé spécial de Donald Trump au Groenland en décembre dernier, NDLR) était gouverneur du Groenland et ils ont commencé à plaisanter sur moi et si quelqu’un s’en est offusqué, alors je m’excuse », a confié Billy Long.
Ses déclarations pourraient bien lui coûter son poste. C’est en tout cas ce que réclament des citoyens islandais dans une pétition qui compte actuellement plus de 4 000 signatures. « Nous voulons que Þorgerður Katrín Gunnarsdóttir (ministre des affaires étrangères islandaise) rejette Billy Long comme ambassadeur en Islande et appelle les États-Unis à nommer un autre homme, qui montrera plus de respect à l’Islande et aux Islandais », exigent les signataires.
« C’est extrêmement grave pour un petit pays comme l’Islande »
La blague n’a pas plu non plus à Sigmar Guðmundsson, député islandais (parti centriste Réformiste libéral). « Il va sans dire que c’est extrêmement grave pour un petit pays comme l’Islande, a-t-il expliqué au média islandais Morgunblaðið. Nous devons réaliser que tous les arguments sécuritaires que les Américains avancent contre le Groenland s’appliquent aussi à l’Islande. Il s’agit de l’emplacement de ces deux îles ».
D’apparence anodine, cette allusion concernant un nouvel État américain est une technique de prédilection du locataire de la Maison Blanche pour déstabiliser les territoires qu’il convoite. Outre le cas du Groenland, on se souvient que Donald Trump a attaqué à plusieurs reprises la souveraineté du Canada, prétendant qu’il pourrait devenir le 51e État.
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