Paris FC : «Si on retombe dans nos travers à Nantes, ça n’aura pas servi à grand-chose», note Gilli après l’exploit face au PSG

Le coup parfait. Battu par le PSG huit jours auparavant (2-1), en championnat de France, le Paris FC l’a emporté au Parc des Princes (0-1) lundi, en 16es de finale de Coupe de France. «J’avais dit aux joueurs que j’étais fier de ce qu’ils avaient fait mais que je ne pouvais pas être content en tant que compétiteur, car on avait perdu. Ce soir, je leur ai dit que j’étais fier et content, du résultat, de ce qu’ils ont montré, des valeurs de l’équipe, même si on a souffert sur les 10-15 dernières minutes», savoure Stéphane Gilli, coach du PFC, en conférence de presse, soulignant que ses joueurs ont été bien meilleurs que la première fois sur «l’utilisation du ballon» et qu’ils ont été «moins timorés».

En difficulté en championnat (15es au classement), les joueurs du PFC ont réalisé un coup retentissant lundi soir, face au voisin. Coach Gilli reconnaît s’être «servi du premier match. On a fait beaucoup de vidéos, des retours sur des choses qu’on avait analysées et qui n’avaient pas très bien fonctionné, des pertes de balles, le manque de justesse technique, donc j’aurais demandé de jouer un peu plus, et c’est ce qu’on a fait. On s’est servi de ce qu’on avait bien fait la semaine dernière, parce qu’on a fait des bonnes choses».

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De la réussite, mais...

Stéphane Gilli n’est pas dupe : il sait bien que les joueurs du PSG ont dominé les débats et eu les meilleures occasions. Bref, il a fallu de la réussite. Mais ses joueurs l’ont «provoquée». «Donc je suis fier des joueurs», insiste-t-il. «Ces matchs vont nous servir pour la confiance et faire voir que quand tout le monde travaille, quand tout le monde est impliqué, on est capable de faire des grandes choses», note-t-il, évoquant les absences de certains, notamment les joueurs qui étaient ou son encore à la Coupe d’Afrique des Nations.

Et d’ajouter : «En début de saison, on a un peu surperformé, l’équipe était peut-être en surrégime. Sur la fin de la première partie de saison, je trouvais en revanche que ce n’était pas notre niveau. Il faut arriver à trouver cette constance et je pense qu’avec des matchs comme ça, ça va nous permettre aussi de donner de la confiance et de montrer qu’on est capables, quand on est tous dans le même état d’esprit, de rivaliser contre l’une des meilleures équipes au monde. Après, cette concentration, cette rigueur, cette discipline, j’avais aussi demandé de faire preuve de personnalité, parce qu’à un moment donné, il ne faut pas se cacher. C’est sur tous ces points-là qu’on va s’appuyer pour les deux matchs importants qui arrivent contre Nantes et Angers en L1».

Interrogé au sujet de l’homme du match, Obed Nkambadio, Stéphane Gilli a évoqué «un gardien qui a énormément de qualité, de talent. J’ai la chance d’avoir deux grands gardiens au Paris FC (avec Kevin Trapp, NDLR). Ils s’entendent bien, ils se tirent vers le haut», se réjouit le coach de 51 ans.

Là où est le PSG en ce moment, il va falloir du temps pour que le Paris FC essaie de s’en rapprocher. Donc, il n’y a pas de rivalité.

Stéphane Gilli

L’entraîneur du Paris FC estime par ailleurs qu’il est trop tôt pour parler de rivalité entre les deux clubs parisiens : «Non. Il faudra peut-être sept, huit, neuf ans… Là où est le PSG en ce moment, il va falloir du temps pour que le Paris FC essaie de s’en rapprocher. Donc, il n’y a pas de rivalité. Mais je suis fier pour mes joueurs, le club, les dirigeants, les actionnaires et surtout nos supporters. Maintenant, je ne peux pas encore parler de rivalité, déjà en raison du classement, et il y a ce que cette équipe a fait depuis quelques années, la C1, elle a gagné pratiquement tous les trophées... Donc il n’y a pas de rivalité»

Et l’ancien adjoint de Vahid Halilhodzic d’ajouter : «Quand ça va mal, je ne peux pas être trop pessimiste, mais là non plus, on ne va pas s’emballer, pas s’enflammer. C’est bien ce qu’on a fait ce soir, mais j’attends une meilleure performance encore contre Nantes, c’est là où on va voir si on a progressé».

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Et maintenant ? «Ce qui est important pour nous, c’est de prendre des points en championnat, assène-t-il. Les matchs de Nantes et d’Angers sont très importants. Après, pour la Coupe de France, on verra. L’objectif, c’est de performer et de progresser, les résultats viendront avec. En début de saison, on a montré qu’on est capables de faire des belles choses. Ce qui est important, c’est le championnat. C’est la priorité, se maintenir. Et après la Coupe, on verra. L’objectif du club et des actionnaires, c’est de se maintenir. Maintenant, si on peut aller loin en Coupe de France, on ne va pas se gêner… Et aller au bout, pourquoi pas ? Mais aujourd’hui, ça serait prématuré de parler de ça».

Cap sur Nantes

Une chose est sûre : ce succès au Parc des Princes va changer le regard sur le Paris FC, au moins «médiatiquement», note Stéphane Gilli. Mais ce n’est encore que le début pour l’autre club de la capitale. «Si on retombe dans nos travers sur le match à Nantes, ça n’aura pas servi à grand-chose», lâche-t-il.

Et de conclure : «On doit se servir de ce match pour montrer qu’on est capables de faire des grandes choses, qu’on arrive à enchaîner contre Nantes, Angers ou Marseille, peut-être que nos regards vont changer. Mais pour que nos regards changent, c’est ce que je dis à mes joueurs, c’est la constance. Et c’est le plus dur dans le football. Si on arrive à avoir la constance qu’on a eue sur ces deux matchs, on va performer, progresser». Il n’y a plus qu’à.