Colère des agriculteurs : la pression monte devant l’Assemblée nationale

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Devant l’Assemblée nationale, des dizaines de tracteurs sont à l’arrêt et des agriculteurs se mobilisent. Des images fortes pour exprimer leur colère. "On restera le temps qu’il faut. Le gouvernement doit nous entendre", clame l’un des agriculteurs. Un autre ajoute : "On laisse entrer en France des produits qui viennent de l’autre bout de la planète, qui n’ont pas les mêmes contraintes, ni les mêmes normes qualitatives et sanitaires. Ça, c’est inadmissible."

Les manifestants demandent à pouvoir vivre de leur métier et défendent la souveraineté alimentaire. Des revendications largement soutenues par les passants. "Je comprends la mobilisation. On ne joue pas tous avec les mêmes règles et ils ont raison de se mobiliser pour soutenir l’agriculture française", confie un riverain. Une autre témoigne : "Bloquer une rue et mettre des tracteurs, c’est acceptable pour faire passer un message."

En fin de matinée, le 13 janvier, la présidente de l’Assemblée nationale est venue à la rencontre des manifestants. Face à Arnaud Rousseau, président du premier syndicat agricole, Yaël Braun-Pivet s’engage : "On va dédier une séance publique le 11 février dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale pour demander des comptes au gouvernement sur la prise des décrets. C’est fondamental. Vous pouvez compter sur moi."

Mais face à ces déclarations, le président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles n’en démord pas : pour lui, des décrets sont nécessaires, et ce avant le Salon de l’agriculture.

Un Salon de l’agriculture inédit

Un Salon de l’agriculture qui s’annonce inédit dans un mois. Les organisateurs viennent de l’annoncer : il n’y aura aucune vache en raison de la dermatose bovine. Une mesure comprise par les éleveurs. L’un d’eux explique : "Ce sera un salon particulier, mais ça peut faire du bien aussi que nos représentants se rendent compte que l’agriculture va mal en ce moment." Un sentiment partagé par un autre : "C’est malheureux, parce qu’un salon sans bovins ne sera pas comme ceux que l’on connaît, mais je pense que c’est la sagesse."

Les agriculteurs le promettent : ils ne bougeront pas tant qu’ils n’auront pas été reçus par le Premier ministre.