En 2017, des centaines de milliers de musulmans rohingyas ont fui une répression sanglante de l’armée birmane et de milices bouddhistes, trouvant refuge au Bangladesh voisin. Des témoignages ont fait état de meurtres, de viols collectifs et d’incendies criminels.
Le pouvoir birman est ainsi accusé de violations de la Convention des Nations unies sur le génocide de 1948. Cette affaire, portée par la Gambie devant la Cour internationale de justice de La Haye, qui statue sur les différends entre États. La Gambie, pays à majorité musulmane d’Afrique de l’Ouest, a porté l’affaire en 2019. En vertu de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, un pays peut saisir la CIJ...