« Avant Turner, il n’y avait pas de brouillard à Londres », a pu dire Oscar Wilde avec son sens aigu des formules paradoxales. On pourrait presque dire qu’avant les peintres du début du XIXe siècle, il n’y avait pas de falaises à Étretat.
De même que le peintre britannique avait fait du climat de la capitale britannique un sujet, les extraordinaires architectures qui étaient l’environnement quotidien de quelques centaines d’habitants du petit port de pêche, aujourd’hui menacé par le surtourisme avec plus d’un million de visiteurs par an pour à peine plus de 1 000 résidents permanents, sont, si l’on ose dire, apparues aux regards à travers celui des peintres
Au musée des Beaux-Arts de Lyon l’exposition « Étretat. Courbet, Monet, Matisse », réalisée en collaboration avec le Städel Museum de la ville de Francfort-sur-le-Main, a aussi, avec en sous-titre « par-delà les falaises », une portée historique et...