Leinster-La Rochelle : Botia dans un autre monde, Hastoy au diapason, les Maritimes ont trop gâché... Les tops et flops

TOPS

Botia dans un autre monde

Si le Stade Rochelais s’est incliné à la dernière seconde face au Leinster (25-24), ce samedi, à l’Aviva Stadium, lors de la troisième journée de Champions Cup, Levani Botia peut se targuer d’avoir livré une prestation sensationnelle. Déchaîné dans le premier acte pour mener la révolte, le Fidjien a répondu présent face à la troisième ligne irlandaise, en proposant deux percées tonitruantes pour semer le désordre au sein de la défense adverse. Sa ligne de statistiques parle pour lui : 13 courses, 4 défenseurs battus, 2 franchissements, 84 mètres gagnés, 13 plaquages ou encore 3 turnovers. À 36 ans, Botia semble s’offrir une seconde jeunesse et réalise une saison hors du commun.

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Un deuxième acte de folie

Quel scénario... Pour la septième fois en cinq ans, Rochelais et Leinstermen se retrouvaient en Champions Cup. Un septième opus qui a tenu toutes ses promesses, et réconcilié les suiveurs du rugby européen avec la compétition. Alors que le Stade Rochelais avait repris l’avantage, deux essais du Leinster, marqués par Van der Flier et Henshaw (67e et 70e), sont venus doucher les Jaune et Noir. Trois minutes avant la fin du match, West permettait aux siens de reprendre l’avantage, avant d’être finalement crucifiés par une pénalité sur la sirène de Byrne (82e).

Hastoy au diapason

Entré en jeu à la 17e minute après la commotion de Jules Favre, l’ouvreur international français Antoine Hastoy s’est montré à la hauteur de l’enjeu durant les soixante dernières minutes. C’est lui qui offre le premier essai rochelais à Niniashvili, en réalisant un sublime cadrage-débordement. C’est également lui qui trouve un 50:22 de très grande qualité dans le second acte, amenant au premier essai de Ihaia West. Hastoy peut, lui aussi, nourrir d’immenses regrets après une excellente performance. On pourrait également citer les prestations de Jegou, Alldritt ou encore Le Garrec, précis au pied et solide dans l’animation.

Doris précieux

À quelques semaines du Tournoi des six nations, le capitaine du XV du Trèfle, Caelan Doris, a montré les muscles. Auteur de 17 courses et de 17 plaquages dans son jardin de Dublin, le troisième-ligne centre du Leinster a posé (comme à son habitude) de gros soucis aux hommes de Ronan O’Gara. Précieux dans les zones de combat et toujours à retarder les sorties de balles rochelaises, l’international irlandais a tenu son rang.

FLOPS

Les occasions ont trop gâché

Les regrets seront immenses pour les Maritimes, au terme d’un deuxième acte de très grande qualité. Revenus en supériorité numérique après le carton jaune de McCarthy, les coéquipiers de Le Garrec n’ont cessé de mettre à mal la défense irlandaise en s’approchant plusieurs fois de la ligne d’en-but adverse. Avec à chaque fois le même scénario : une imprécision ou un ballon récupéré dans un ruck par un Irlandais. Au cours des 80 minutes, les Jaune et Noir ont gâché une bonne dizaine d’occasions (en comptant les lancers manqués au cours du premier acte). Peut-être un peu trop pour espérer ramener un succès d’Irlande. Les deux essais coup sur coup de Josh van der Flier puis de Robbie Henshaw ont fait très mal aux têtes. Et ont surtout mis en lumière les problèmes d’efficacité rencontrés par le Stade Rochelais.

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Un Leinster méconnaissable

Les Irlandais repartent avec la victoire. C’est bien le principal. Durant une bonne quarantaine de minutes, ces derniers ont été méconnaissables à domicile, bousculés par des Rochelais déchaînés. Dominés en conquête et incapables de mettre la main sur le ballon, Doris et les siens peuvent se sentir chanceux de n’avoir pas encaissé plus de points dans leurs (gros) temps faibles. La victoire cache certainement de plus lourds problèmes. Et ne rassure pas forcément avant le début du Tournoi des six nations.

Skelton moins en vue

Au sein d’un excellent paquet d’avants, l’international australien a moins pesé que pressenti. Peu en vue ballon en mains, Will Skelton n’a pas toujours permis à ses coéquipiers de se mettre dans l’avancée, comparé à ses partenaires Botia, Latu ou encore Alldritt. On pourrait également citer Uini Atonio, solide en mêlée mais encore trop timoré dans le jeu. Il reste encore un match au pilier droit du XV de France pour se rassurer.