Le budget de la Sécurité sociale "n'est pas parfait" mais "rester des mois sur la discussion budgétaire ne nous permettra pas d'avancer", estime sur France Inter le secrétaire général du parti Renaissance Gabriel Attal, à la veille du vote sur l'ensemble du texte à l'Assemblée nationale.
"Ce budget n'est pas parfait, mais je crois qu'un budget parfait, en pareilles circonstances, ne peut pas exister", estime le député des Hauts-de-Seine, président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale. "Personne ne peut dire que ce budget est parfait, précisément parce qu'il est le fruit d'une forme de compromis."
Un budget sans "choix politiques majeurs"
Mais s'il y a "urgence à avoir un budget", il y a aussi "d'autres urgences", souligne Gabriel Attal, pour qui il est essentiel d'aller de l'avant. "Mon seul objectif, c'est comment est-ce qu'on débloque cette situation ?", dit-il. "Les Français ont plein de priorités sur la santé, sur l'éducation, sur la sécurité. Et je trouve que rester des mois et des mois, si ce n'est encore un an, sur la discussion budgétaire ne nous permettra pas d'avancer."
Gabriel Attal appelle à "mettre ça derrière nous, en étant lucides sur le fait que ce n'est pas un budget qui fait des choix politiques majeurs, qui règle vraiment les problèmes, qu'il faudra probablement y revenir après 2027, mais en tout cas qu'on puisse se consacrer à autre chose".
Soutien des socialistes
Pour lui, l'appel, lundi 8 décembre, du patron du parti socialiste Olivier Faure à voter le budget de la Sécurité sociale "montre que le travail qui a eu lieu ces dernières semaines et ces derniers mois a permis au moins de dégager cette forme de compromis". "Maintenant, il faut avancer et que ce budget puisse être adopté", insiste-t-il.
Ensuite, il sera temps de revoir notre système politique, affirme le secrétaire général du parti Renaissance. "Tout ce qu'on vit depuis plusieurs mois à l'occasion de cet examen budgétaire est le symptôme d'un système qui est à bout de souffle, que ce soit notre système politique, institutionnel ou notre modèle social, on voit bien qu'il y aura besoin d'une profonde refondation puisqu'on arrive au bout d'un modèle", analyse Gabriel Attal. "On a une Ve République de 1958 qui ne correspond plus à la réalité de la vie politique et des défis institutionnels. Et donc il faudra une Ve République de 2028 qui permet à notre pays de fonctionner davantage et de fonctionner mieux du point de vue de sa gouvernance et de sa vie politique." Son parti travaille "à des propositions très fortes sur la question institutionnelle", rappelle-t-il.