"Je fais le choix de la cohérence et le choix du compromis." Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé sur BFMTV, lundi 8 décembre, qu'il allait demander à son groupe à l'Assemblée nationale de voter en faveur du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), mardi dans l'hémicycle. "Quand nous sommes entrés dans le débat, nous étions absolument contre ce projet de budget. (...) Il y a eu toute une série d'avancées", a-t-il souligné. "Le Premier ministre s'est engagé (sur la suspension de la réforme des retraites), il s'est montré fiable dans toute la discussion. Je souhaite que nous puissions à notre tour être fiables et faire en sorte que ce budget soit adopté, a poursuivi le leader socialiste. Aujourd'hui, c'est une copie qui est passable et donc c'est la raison pour laquelle demain, devant mon groupe, je plaiderai le fait que nous votions pour." Suivez notre direct.
Une adoption très incertaine. Vendredi, le volet recettes du PLFSS a été adopté grâce à plusieurs compromis, mais aussi grâce aux nombreux absents dans l'hémicycle, notamment dans les rangs du Rassemblement national. L'adoption, mardi, de la partie du projet de loi consacrée aux dépenses, puis le vote sur l'ensemble du texte, s'annoncent incertains, au vu des divisions jusque dans les rangs de la fragile coalition gouvernementale.
Gabriel Attal évoque un budget qui n'est "pas parfait". "Ce budget n'est pas parfait, mais je crois qu'un budget parfait, en pareilles circonstances, ne peut pas exister", a déclaré lundi matin le député des Hauts-de-Seine Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, sur France Inter. "Personne ne peut dire que ce budget est parfait, précisément parce qu'il est le fruit d'une forme de compromis." Néanmoins, "rester des mois sur la discussion budgétaire ne nous permettra pas d'avancer", insiste-t-il.
"Je vais m'abstenir", déclare Michel Barnier. L'ancien Premier ministre Michel Barnier, député Droite républicaine, a déclaré lundi matin sur TF1 qu'il allait s'abstenir lors du vote sur le PLFSS prévu mardi à l'Assemblée nationale. "Je pense que ce n’est pas un bon accord et qu’il fait trop la part belle à trop d’impôts. Il y a trop de taxes dans ce pays, trop de contraintes et trop d’impôts, il ne faut pas en rajouter", a-t-il développé.