Damas (Syrie), correspondance particulière.
Comme un heureux présage, les premières grosses pluies s’abattent sur Damas deux jours avant l’anniversaire de la chute du régime de Bachar Al Assad. Sous un ciel grisâtre, les derniers préparatifs sont installés à la hâte : banderoles vert, blanc et noir, posters à la gloire des combattants rebelles ayant mis à bas la dictature, le gouvernement de transition mené par Ahmad Al Charaa ne lésine pas sur les moyens pour créer un événement qui prend l’allure de nouvelle fête nationale, plus populaire encore que celle du 17 avril, célébrant le retrait du mandat français dans le pays en 1946.
Dix jours plus tôt, l’effervescence avait déjà saisi les rues de la capitale et des autres villes du pays sous le contrôle du gouvernement. On y célébrait le lancement de l’offensive contre le régime, depuis le bastion d’Idlib, où était solidement ancré le Hayat Tahrir al-Cham, groupe islamiste politico-militaire désormais aux commandes de la transition...