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Comme un air de déjà-vu à l'Assemblée. Vendredi 5 décembre, dans la soirée, les députés ont à nouveau suspendu la réforme des retraites qui avait été réintroduite par le Sénat. Même chose pour l'indexation des minima sociaux sur l'inflation. Retoquée par les sénateurs, elle a elle aussi été réinscrite dans le texte par l'Assemblée. Des compromis dont se félicite le Premier ministre. "Paroles libres, débat libre, comme promis", écrit Sébastien Lecornu sur X (anciennement Twitter). Mais cela suffira-t-il à avoir un budget pour la Sécurité sociale ?
Du côté des socialistes, même s'il faut attendre la fin des débats, les concessions obtenues pourraient les amener à voter le texte. "L'état d'esprit dans lequel nous sommes, c'est un état d'esprit de responsabilité, dès l'instant où l'on préserve le pouvoir d'achat des Français et qu'on offre un peu de stabilité à ce pays. J'assume, je n'ai pas le compromis honteux et à ce moment-là, je prends mes responsabilités, nous prenons nos responsabilités", indique Jérôme Guedj, député PS de l’Essonne.
Éviter 30 milliards de déficit l’an prochain
Les regards se tournent aussi vers les groupes Horizon et LR, dont le vote est indispensable pour faire adopter le budget. Pour l'heure, ils laissent planer le doute sur leur attitude.
Alors samedi 6 décembre, la ministre de la Santé appelle tout le monde à la responsabilité. "Avoir un budget, ce n'est pas parce que ça me ferait plaisir, c'est parce que cela éviterait d'avoir des dépenses de l'Assurance maladie, de la Sécurité sociale, dont on fête les 80 ans cette année, qui se retrouveraient à 30 milliards de déficit l'année prochaine", déclare Stéphanie Rist, ministre de la Santé dans les 4V.
Le vote final du projet de loi de finances de la Sécurité sociale aura lieu mardi 9 décembre à l'Assemblée. S'il était rejeté, l'avenir politique de Sébastien Lecornu et de son gouvernement pourrait être compromis.