Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À la brigade de Grignan (Drôme), les gendarmes ont une mission bien particulière : lutter contre le vol de truffes. Quotidiennement, l'équipage arpente les routes des 18 villages sous sa responsabilité pour surveiller les parcelles où pousse le précieux champignon. "Tout individu devient suspect lorsqu'il a un chien, parce que la plupart du temps, le vol de truffes se fait à l'aide d'un chien truffier", précise le gendarme Gauthier, référent truffes de la Brigade de proximité de Grignan.
Jusqu'à 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende
D'autres s'équipent pour éviter les vols. Didier Chabert a vu les choses en grand : mirador au milieu du domaine, caméras de surveillance connectées. Et plus récemment, survol par drone de ces 30 hectares plantés de 15 000 chênes truffiers, un procédé dissuasif. "Le drone, la nuit, fait quand même du bruit et puis je le fais voler à 3-4 mètres au-dessus des truffiers. Ce qui veut dire qu'on voit très vite avec le drone si quelqu'un vient se cacher dans la truffière", explique le trufficulteur.
Entre 2024 et 2025, une trentaine de vols ont été recensés. Le plus récent, dimanche dernier, dans le nord de la Drôme. Pour ces faits, les peines encourues sont de 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende. Les gendarmes vont intensifier leurs patrouilles de jour comme de nuit au cours des prochaines semaines. Pic du vol de truffes, quand elles se négocient à plus de 1 000 euros le kilo au moment des fêtes.