«Pour moi, ça arrivait après 30 ans de boîte, quand on était vieux et qu’on n’en pouvait plus» : pourquoi le burn-out frappe aussi les juniors

Un matin, le réveil sonne et Jérémy s’effondre en larmes. «Je n’avais juste plus goût à rien. L’idée d’aller au travail me tétanisait». À 23 ans, l’ingénieur tech est victime d’un burn-out. Une maladie dont il se pensait immunisé au vu de son jeune âge. «Pour moi, un burn-out, ça arrivait après 30 ans de boîte, quand on était vieux et qu’on n’en pouvait plus, épuisé après des années d’excès de travail, à tirer sur la corde. Pas dès les premiers mois».

Et pourtant, les jeunes cadres tout juste entrés sur le marché du travail sont un public particulièrement à risque, alerte Michaël Rochoy, médecin généraliste dans le Nord : «Ils osent moins dire non à une surcharge de travail, ils savent moins doser leurs efforts et bénéficient de moins de soutien parmi leurs collègues. Ils se retrouvent souvent plus isolés.» Selon le baromètre d’Empreinte humaine en novembre 2023, 55 % des moins de 29 ans connaissent des situations de détresse psychologique, une proportion supérieure à la moyenne observée…

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