Une première élection présidentielle organisée en Guinée, quatre ans après un coup d'Etat

Tout comme la Centrafrique, la Guinée a ouvert dimanche 28 décembre ses bureaux de vote pour la première élection présidentielle organisée depuis le coup d'Etat de 2021. Le chef des putschistes, Mamadi Doumbouya, est donné grand favori de ce scrutin qui doit acter le retour à l'ordre constitutionnel. 

"Je suis ici pour remplir un devoir civique que tout citoyen doit accomplir", a déclaré à l'AFP Collé Camara, un des premiers électeurs du quartier de Kaloum à Conakry, la capitale. Un total de 6,8 millions d'électeurs sont appelés à voter entre 7 heures et 18 heures (heures locales, entre 8 heures et 19 heures sur le fuseau horaire de Paris) pour choisir entre neuf prétendants, dont le général Doumbouya, qui avait pourtant promis de ne pas se présenter.

Un groupe armé "neutralisé", selon le pouvoir

Un important dispositif de sécurité quadrillait les rues de la capitale dimanche, avec notamment des véhicules blindés, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les forces de sécurité ont dit avoir "neutralisé" tôt samedi dans la banlieue de Conakry des membres d'un groupe armé ayant "des intentions subversives menaçant la sécurité nationale".

L'opposition a appelé à boycotter ce scrutin, organisé plus de quatre ans après le coup d'État de septembre 2021 qui avait renversé le président Alpha Condé, alors au pouvoir depuis 2010.