Qui est Ferdinand-Maximilien Mériadec de Rohan, le «prince archevêque» auquel Bordeaux doit tant ?
Prince de naissance, archevêque par engagement, Ferdinand-Maximilien Mériadec de Rohan-Guéméné a changé le visage de Bordeaux en moins d’une douzaine d’années.
Passer la publicité Passer la publicitéPrince de naissance, archevêque par engagement religieux, Ferdinand Maximilien Mériadec a durablement marqué l’histoire bordelaise au XVIIIe siècle. Fils de la haute noblesse française, le prince archevêque née 7 novembre 1738 à Paris, a été prieur et docteur de la Sorbonne avant de devenir l’archevêque de la «Belle Endormie» en 1769.
Le prélat estime alors que l’ancien archevêché n’est pas à sa facture et décide de bâtir le palais Rohan, qui trône toujours place Pey Berland. Le plan définitif du bâtiment principal est validé en 1772. Lorsque son édification s’achève en 1784, le prince archevêque de Rohan-Guéméné a dépensé la bagatelle de deux millions de livres et quitté la ville pour officier à Cambrai, où il avait été nommé archevêque trois ans plus tôt.
Passer la publicitéConstruit sur des marais par l’ingénieur Joseph Étienne, auquel succède l’architecte de la Jurade, Richard-François Bonfin, le palais de Rohan conserve la trace de grands artistes de son temps. Ses boiseries ont été réalisées par le sculpteur bordelais Barthélemy Cabirol, sa salle à manger est décorée par le peintre d’origine italienne Juan Antonio Berinzago et certaines toiles d’Eugène Delacroix habillent ses murs.
Un quartier bordelais nommé en son hommage
À la suite du projet entrepris par son prédécesseur, Louis-Jacques d’Audibert de Lussan, le prince de Rohan-Guéméné a vendu les marais de l’évêché en 1772. Sur ces derniers, qui deviendront rapidement des lotissements, se trouve toujours le quartier d’affaires Mériadeck, ainsi baptisé en son honneur.
Réquisitionné par les Révolutionnaires en 1791, le Palais de Rohan est devenu préfecture sous Napoléon en 1800, avant d’être échangé au maire contre l’hôtel de ville en 1837. L’administration municipale y exerce son autorité sans discontinuer depuis, à l’exception de deux ailes du château, consacrées au musée de Beaux-Arts depuis 1880.