Birmanie: les élections de la junte débutent après cinq ans de guerre civile

Un soldat birman marche à côté d’un bureau de vote dans une école avant une élection générale, dans le township de Thingangyun, Yangon, Myanmar, le 27 décembre 2025. Stringer / REUTERS

L’ONU et de nombreux pays occidentaux et défenseurs des droits humains ont condamné ce scrutin, dénonçant notamment la répression de tout semblant d’opposition.

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Des élections législatives, largement restreintes et critiquées à l'international, ont débuté dimanche en Birmanie à l'initiative de la junte au pouvoir, qui les présente comme un retour à la démocratie, près de cinq ans après avoir renversé le gouvernement et déclenché une guerre civile. L'ancienne dirigeante et prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi, est toujours emprisonnée et son parti a été dissous après le coup d'État militaire de février 2021, qui a refermé la parenthèse démocratique dans le pays.

L'ONU et de nombreux pays occidentaux et défenseurs des droits humains ont condamné ce scrutin échelonné sur un mois, dénonçant notamment la répression de tout semblant d'opposition. Le Parti de l'union, de la solidarité et du développement (USDP), favorable aux militaires, devrait arriver largement en tête, ce que les critiques considèrent comme un moyen détourné de pérenniser le régime militaire.

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Peuplée d'environ 50 millions d'habitants, la Birmanie est déchirée par une guerre civile et les élections ne se tiendront pas dans les larges zones tenues par les rebelles. La première des trois phases du scrutin s'est ouverte dimanche matin.

«Cachés dans la jungle»

Alors que la junte menait une vaste offensive pour reprendre du territoire, la campagne électorale n'aura vu aucun des grands rassemblements populaires qu'Aung San Suu Kyi suscitait autrefois.

L'armée a dirigé la Birmanie depuis son indépendance en 1948, en dehors d'un interlude démocratique entre 2011 et 2021, qui avait suscité une vague de réformes et d'optimisme pour l'avenir du pays d'Asie du Sud-Est. Mais quand la Ligue nationale pour la démocratie (LND) d'Aung San Suu Kyi a largement devancé les candidats proches des militaires aux élections de 2020, le général Min Aung Hlaing s'est emparé du pouvoir, invoquant une fraude électorale généralisée.

«Un climat de violence et de répression»

Selon le Réseau asiatique pour des élections libres, les noms des partis qui avaient remporté 90% des sièges lors des dernières élections ne figurent pas sur les bulletins de vote après avoir été dissous par la junte.

Cette dernière a annoncé poursuivre plus de 200 personnes pour avoir «tenté de saboter le processus électoral», ciblant toute manifestation ou même critique sur le scrutin, qui ne pourra pas se tenir dans environ une circonscription sur six de la chambre basse. «Ces élections se déroulent clairement dans un climat de violence et de répression», a déclaré dans la semaine le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk.

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La deuxième phase du scrutin doit avoir lieu dans deux semaines, avant une troisième et dernière le 25 janvier.

Информация на этой странице взята из источника: https://www.lefigaro.fr/international/birmanie-les-elections-de-la-junte-debutent-apres-cinq-ans-de-guerre-civile-20251228