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Une campagne de vaccination massive a été lancée pour freiner la propagation de la dermatose nodulaire dans les élevages de bovins. Depuis plusieurs jours, les départements du sud-ouest de la France bénéficient de l’opération. Benoît Jourtau, éleveur, a pu, par exemple, faire vacciner près de 160 bêtes la semaine dernière. Cependant, il déplore une campagne trop tardive : "Ça fait un mois et demi qu'on a demandé que la zone vaccinale s'étende à l'Ariège, à tout le département de l'Ariège et de la Haute-Garonne, à la ministre, et ça n'a pas été entendu. Voilà. Donc là, on a l'impression de toujours être en train d'éteindre le feu, en fait."
Des inquiétudes malgré la vaccination
Si la campagne était attendue par les agriculteurs, la découverte de nouveaux cas de dermatose nodulaire dans un élevage vacciné à Saint-Marsal, dans les Pyrénées-Orientales, vendredi dernier, a remis en cause la stratégie sanitaire. Le ministère de l’Agriculture a précisé dans un communiqué : "Un animal vacciné peut tomber malade, non pas parce que le vaccin ne fonctionnerait pas, mais parce que le vaccin a un délai de montée en puissance de 21 jours."
Ce délai nourrit encore davantage l’inquiétude des éleveurs, mobilisés depuis plusieurs jours pour protéger leurs troupeaux.