Une solution inespérée ? Moins d’une semaine après la décision du tribunal des activités économiques de Nanterre de prononcer la liquidation judiciaire du groupe centenaire d’électroménager Brandt, un possible scénario de reprise pourrait émerger. « Un industriel français, familier de ce groupe de marques, disposant d’une solide expérience nationale et internationale, porte un projet de reprise visant à la réindustrialisation du site de Brandt à Orléans, à la préservation des marques du groupe et au réemploi de salariés sur le site », a indiqué ce mardi Serge Grouard, le président d’Orléans Métropole et maire d’Orléans. Sans dévoiler le nom du possible repreneur, l’homme politique explique dans un communiqué que cet industriel présentera son projet qui s’annonce « crédible et ambitieux » ce mercredi 24 décembre, en fin de matinée.
La liquidation judiciaire du groupe d’électroménager, qui employait quelque 700 personnes, notamment près d’Orléans, où se trouve le principal site industriel du groupe, a signé la fin d’un grand nom de l’industrie française des Trente Glorieuses. La justice avait rejeté un projet de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, qui devait permettre de sauver au moins 370 emplois. «D’ici la fin de l’année, on va se revoir avec les acteurs locaux pour essayer de rebâtir un projet. Un autre projet peut-être, un projet sérieux, tout aussi sérieux que celui-ci, avec plus d’investisseurs privés sans doute aussi», avait déclaré le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, avant d’affirmer qu’il ne laisserait « pas tomber » l’entreprise et qu’il était possible «d’imaginer un nouveau projet».