Deux individus interpellés après avoir tenté de livrer un colis avec un drone au-dessus de la maison d’arrêt de Nanterre

Ce n’est pas pour pallier les désagréments rencontrés par La Poste, victime d’une vaste cyberattaque qui perturbe la distribution des colis et des courriers à deux jours de Noël, que deux individus ont tenté de livrer un paquet au-dessus de la prison de Nanterre dans la nuit de dimanche à lundi.

Selon les informations du Figaro, vers 4 h 30 du matin, des effectifs de police, alors en patrouille dynamique, ont constaté la présence d’un drone en survol à proximité immédiate de la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine. L’engin s’est ensuite dirigé vers l’île Fleurie et les berges de Seine, où il a fini par se poser. Deux individus ont alors été vus en train de quitter le secteur à toute berzingue, sans doute alertés par la présence des agents.

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Mais ils n’ont pas eu le temps d’aller très loin. Ils ont été interpellés sur place en possession de l’aéronef et d’un colis, lequel devait sans aucun doute être livré à un détenu. Placés en garde à vue, les deux hommes seront déférés ce mardi en vue de leur comparution immédiate, a confirmé le parquet de Nanterre. Le phénomène des drones au-dessus des prisons françaises est un fléau. Petits, rapides et plutôt silencieux, ces engins peuvent livrer tout aussi bien des téléphones portables, du cannabis ou des armes blanches aux détenus.

Un fléau difficile à endiguer

Contrairement au jet de colis à la main par-dessus les murs d’enceinte, qui ne sont pas très précis, cette méthode permet non seulement de livrer directement à la fenêtre des cellules, mais elle est aussi moins dangereuse pour les livreurs qui peuvent piloter leur drone à plusieurs centaines de mètres des prisons. Si certains établissements pénitentiaires sont aujourd’hui équipés de filets antidrones ou de brouilleurs de signaux, ce n’est pas le cas d’une majorité d’entre eux. Début décembre, les forces de l’ordre ont interpellé trois individus à la tête d’un réseau de livraisons clandestines par drones qui recrutait les livreurs via Snapchat. Dans la nuit de mardi à mercredi 10 décembre, deux jeunes avaient par ailleurs déjà été arrêtés aux abords de la prison de Nanterre pour les mêmes faits. Ils avaient alors tenté de livrer un kilo de cannabis par les airs.