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Des sourires s’affichent à la sortie d’un bureau de poste à Strasbourg (Bas-Rhin). À la veille de Noël, les clients parviennent à récupérer les colis commandés, malgré la panne informatique toujours en cours. "C’est un peu inquiétant, oui, vu les délais et Noël qui approche", confie une cliente. Une autre se réjouit de voir le problème résolu : "J’ai réussi à récupérer mon colis. Il y a quand même des miracles de Noël."
La Poste admet que ses services informatiques tournent encore au ralenti. La distribution se fait donc à l’ancienne, mais les colis devraient finir par arriver à temps. Roland Lescure, ministre de l’Économie, déclarait sur l’antenne de BFMTV ce 23 décembre : "Si vous avez demandé un colis pour Noël, vous n’avez pas aujourd’hui les moyens d’aller voir sur le site où il en est. Ça a introduit quelques freins hier, mais ils accélèrent pour que tout ça arrive à temps pour Noël."
Une cyberattaque de déstabilisation
Récemment, le ministère de l’Intérieur, France Travail ou encore des entreprises comme Leroy Merlin ou Bouygues ont été la cible de cyberattaques d’envergure. La Poste, elle, est victime d’un déni de service : une saturation volontaire de son site internet.
Hugues Spriet, directeur de l’école de cybersécurité Otéria, explique : "On peut voir ça comme un embouteillage artificiel sur une autoroute. On a une infrastructure, mais on envoie tellement de voitures que l’autoroute devient inaccessible. Ce n’est pas une attaque lucrative, il n’y a pas de vol de données. La motivation est surtout la déstabilisation, avec un impact psychologique et médiatique."
Difficile de déterminer qui est à l’origine de cette cyberattaque. Selon les experts, elle nécessite de nombreux ordinateurs et peut difficilement être le fait d’une seule personne isolée.