Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Dans le centre de Montpellier (Hérault), les quais sont envahis par la crue. Le fleuve Lez a quitté son lit, gonflé par la pluie. Sur des rails inondés, le tramway de la ville tente tant bien que mal de se frayer un chemin. L'eau est partout, s'infiltrant même à l'intérieur d’un bus. Rapidement, de nombreuses routes deviennent impraticables et les automobilistes les plus prudents préfèrent renoncer. "Je voulais aller au travail, mais là, je pense que c'est un peu trop dangereux, donc je vais rentrer chez moi et laisser ma voiture là. Je vais y aller à pied. Je suis déjà trempé de toute façon", confie l’un d’entre eux.
Des inondations un peu partout dans l’Hérault
Depuis dimanche 21 décembre dans la soirée, l'équivalent de deux mois de précipitations s'est abattu sur l'Hérault. Un peu partout dans le département, les cours d'eau ont débordé, inondant les champs et les routes. Au nord-est de Béziers, dans le village de Saint-Thibéry, un couple d'habitants scrute avec inquiétude l'eau qui ne cesse de monter. Toute leur cave est déjà inondée. "C'est désolant, mais que voulez-vous qu'on fasse contre les éléments de la nature comme ça", déplore le couple.
À Palavas-les-Flots, là aussi, l'eau a surpris de nombreux habitants. 90 personnes ont été évacuées et prises en charge par la mairie dans un centre d'accueil. Des sinistrés, souvent encore un peu sonnés par les événements. "Il y a avait, tellement d'eau qu'on ne pouvait même plus marcher. Les lits étaient trempés. On a appelé les pompiers et on a commencé à sortir de l'eau jusqu'aux genoux", raconte Mathieu Lepage, Palavasien évacué. Lundi 22 décembre au soir dans l'Hérault, 1 000 foyers sont privés d'électricité, dont plus de la moitié à Montpellier.