« C’est où ? » Sur l’affiche dessinée par Anouk Ricard, des vers tout verts font la fête entre les noms des destinations. Un seul rose, en bas à droite, rampe et grogne. L’autrice consacrée Grand Prix 2025 au festival d’Angoulême a aussi été une des premières à appeler au boycott de l’édition 2026 pour protester contre la gestion de la société 9e Art +, aux manettes de l’événement depuis près de vingt ans.
À la demande du collectif Girlxcott, elle a bénévolement accepté de dessiner cet étendard pour le réseau des Fêtes interconnectées de la BD, un événement qui s’organisera en France et en Belgique lors du dernier week-end de janvier, du 29 janvier au 1er février 2026, aux dates où aurait dû se tenir le Festival international de la BD, finalement annulé.
Soutien et mobilisation pour Chloé Wary
Les « verpentes » d’Anouk Ricard sont devenus les mascottes du Girlxcott : des vers pour transformer les déchets en terreau fertile, des serpents qui muent pour fêter le renouveau. Le collectif est né dans un groupe WhatsApp qui rassemble quelque 300 autrices et autres professionnelles, toutes générations confondues, mobilisées autour du boycott. Le ras-le-bol vient de loin.
Il s’est cristallisé le 23 janvier dernier à la suite de l’enquête dans l’Humanité magazine...