"On a vraiment besoin qu'une page se tourne", réagit lundi 1er décembre sur franceinfo Benoît Peeters, écrivain, scénariste de bandes dessinées, biographe d’Hergé, après l'annulation officielle du Festival international d'Angoulême. Elle a été annoncée par la société organisatrice 9e Art+, sous le feu des critiques des auteurs et des autrices qui ont appelé au boycott de la 53e édition cette année.
"Ce festival est le moment qui révèle la profession dans sa force et ses faiblesses", estime Benoît Peeters. "Là on est dans une période un peu difficile, vécue tant par certains éditeurs que par les auteurs et autrices", ajoute-t-il. "Faire un festival au rabais ou un demi-festival fin janvier, je n'y crois pas. Je crois que ça affaiblirait le message", déclare l'auteur.
"L'inertie" du ministère de la Culture dénoncée
"Ce qui me surprend le plus dans toute cette affaire, c'est l'inertie complète du ministère de la Culture, qui n'a fait que des interventions à contretemps", déplore-t-il. "Par rapport à une manifestation de cette ampleur, majeure dans le monde du livre et de la culture, penser qu'on met en danger le festival par une sorte d'absence, c'est très triste", estime-t-il. "La ministre de la Culture, aurait pu quand même siffler la fin de la récréation", affirme Benoît Peteers.
Il en appelle à Rachida Dati pour ne pas "laisser mourir ou être en danger de mort un festival qui a cette renommée mondiale", insiste le scénariste. "Mais je veux rester optimiste et dire qu'on va trouver une solution" pour 2027, conclut l'auteur du Dictionnaire amoureux de la bande dessinée, publié le 8 janvier 2026.