Jusqu’au bout, tout semble avoir été fait pour sauver Franck Bondoux, le délégué général de 9ème Art +, prestataire de la manifestation depuis 2007. Il est, depuis des mois, au centre de toutes les critiques. Tout aurait pu se terminer le samedi 8 novembre. Ce jour-là, l’Association du FIBD, présidée par Delphine Groux, a imaginé une énième combine pour déjouer l’appel à projets qui devait désigner un nouveau successeur à 9ème Art +.
Sur les cinq, l’Association n’a finalement gardé que deux candidats : 9ème Art + et la Cité Internationale de la Bande dessinée et de l’Image (CIBDI), l’établissement public à la tête du musée de la BD. Deux acteurs aux relations historiquement compliquées. Elle exige désormais dans un communiqué un « rapprochement » des deux finalistes pour réfléchir à une association publique-privée.
« On se doutait que 9ème Art + l’emporterait. On n’imaginait pas cet ultime coup de force », soupire Marie-Paule Noël, membre du STAA CNT-SO, un des syndicats à l’origine des tribunes et de la pétition d’appel à boycott signée par plus de 2 500 auteurs et professionnels, relayée dans l’Humanité en avril. Un appel à projet pour la gestion du festival était enfin lancé en juillet par l’Association du FIBD. ...