Woody Allen devrait tourner son 51e film dans la région de Madrid qui lui offre 1,5 million d’euros

À bientôt 90 ans - il les fêtera le 30 novembre -, Woody Allen compte remonter les manches de l’une de ses chemises à carreaux pour tourner un 51e film. Malgré ses difficultés croissantes de financement, il n’est pas décidé à quitter la scène. Celle-ci ne se situe plus aux États-Unis, où il n’est plus le bienvenu, mais en Europe qui l’accueille encore avec chaleur. Son prochain film devrait avoir pour décor Madrid et sa région.

Selon El Pais, Woody Allen a obtenu une promesse de financement de 1,5 million de la part de la communauté de Madrid, dirigée par le parti libéral conservateur. Le long-métrage devra mettre en valeur la région et placer le nom de la capitale dans le titre, sans doute sur le modèle de Vicky Cristina Barcelona (2008), tourné en Catalogne. Au tour, donc, de la Castille d’être mise à l’honneur.

Passer la publicité

Amoureux de l’Europe

C’est ce qui a motivé l’attribution de la subvention. « La publicité et la promotion des destinations par le biais du cinéma ont toujours été un outil de marketing efficace », se félicitent les rédacteurs de la note explicative de ce financement qui s’échelonnera dans le temps. Et sera conditionné, entre autres, à la présentation du film dans des festivals majeurs. Le long-métrage a pour titre de travail « WASP 2026 », qui ne fait pas référence à l’élite blanche et protestante américaine, mais à « Woody Allen Summer Project 2026 ».

Depuis Un jour de pluie à New York  (2019), l’artiste n’a pas tourné aux États-Unis. Le film avec Timothée Chalamet n’y était d’ailleurs pas sorti en salles. En 2020, Rifkin’s Festival était réalisé en Espagne et prenait pour décor le festival de Saint-Sébastien. Pour Coup de chance, il y a deux ans, le cinéaste promenait sa caméra dans le Paris des artistes. « Toute ma vie j’ai voulu être un cinéaste européen »confiait à cette occasion Woody Allen, dont la popularité s’effrite même en Europe.

Mais le Vieux Continent continue de faire figure de terre d’accueil pour le New-yorkais, qui s’y produit en concert de jazz et y publie ses ouvrages. Le dernier en date met en scène la vie sentimentale d’un artiste se désagrégeant sur fond de conflit familial. Toute ressemblance avec la réalité ne serait pas fortuite. Le jour où l’Europe ne rira plus de ses mots, il tentera, peut-être, de dérider les Moscovites. Woody Allen a confié lors d’un festival qu’il envisagerait de tourner en Russie si cela lui était proposé...