Guets-apens homophobes : cinq personnes interpellées près de Tours dont deux jugés ce vendredi

Les guets-apens homophobes se multiplient en France. Cinq personnes, dont trois mineures ont été interpellées mercredi 26 novembre à Montlouis-sur-Loire, près de Tours, pour avoir organisé deux guets-apens à caractère homophobe.

Les trois mineurs, âgés de 14 et 15 ans, ont été entendus jeudi par le juge des enfants, placés sous contrôle judiciaire et dans un foyer pour deux d’entre eux. Ils seront jugés en février 2026. Les deux autres suspects, qui ont des antécédents judiciaires, sont jugés ce vendredi 28 novembre en comparution immédiate.

Ils sont tous poursuivis pour « violences aggravées », « guet-apens », « violences en réunion en raison de l’orientation sexuelle de la victime » et « association de malfaiteurs ».

Des affaires à répétition

La méthode est bien rodée. Dans chaque cas, les agresseurs contactent les victimes via des sites de rencontre, souvent Grindr, et les attirent vers un lieu déterminé, avant de les passer à tabac.

Dans ce dossier, les agressions ont eu lieu les 18 et 25 novembre. Les mis en cause ont donné rendez-vous à deux personnes homosexuelles et les ont rouées de coups. La violence des faits a valu à l’une des victimes une incapacité totale de travail (ITT) de 15 jours et l’autre de 30.

Ces agressions ne sont pas des cas isolés. Le 18 novembre, cinq mineurs ont été placés sous contrôle judiciaire à Besançon pour des faits similaires. Âgés de 15 à 17 ans, deux groupes d’adolescents ont été entendus par un juge d’instruction pour « extorsions sous la menace d’une arme », des « vols avec arme », des « violences aggravées », le « port d’arme blanche sans motif légitime » et des « violences commises du fait de l’orientation sexuelle des victimes ».

Huit victimes ont été recensées dans la région entre janvier et août 2025. Un premier groupe de trois personnes est suspecté de six agressions, dans la même cage d’escalier, où ils rouaient de coups et menaçaient à l’arme blanche leurs victimes.

Le deuxième groupe a sévi deux fois, en séquestrant à leur domicile deux personnes, pour les rouer de coups avant de s’emparer de leurs biens. Les cinq suspects sont désormais dans l’attente d’être convoqué par un juge pour enfants.

Au printemps, une équipe de jeunes, démantelée en août, s’attaquait dans les parcs de la ville de Nantes à des personnes homosexuelles, selon le même mode opératoire.

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