Une retraitée landaise, déclarée morte par erreur il y a un mois à la place de sa belle-mère, se bat depuis pour faire réactiver sa carte vitale et dénonce auprès de ICI Gascogne (ex-France Bleu) une situation "infernale" et "décourageante".
Cette sexagénaire, habitante du Pays Tarusate, au cœur du département des Landes, avait appelé il y a un mois la Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail (Carsat) pour signaler le décès récent de sa belle-mère. "La personne qui a pris l'appel m'a demandé des informations sur ma belle-mère, mais également mon propre numéro d'immatriculation à la CPAM, et elle a confondu les deux", explique la retraitée, qui a souhaité rester anonyme, auprès d'ICI Gascogne.
"La mairie de ma commune m'a contactée me signalant la réception d'un document annonçant mon décès", ajoute-t-elle, tandis que son décès est aussi communiqué à l'Assurance maladie et à sa caisse de retraite complémentaire. Si la Carsat, une fois informée de son erreur, rectifie son fichier rapidement, elle ne peut pas agir auprès des autres organismes.
La sexagénaire est contrainte d'adresser des "certificats de vie" à chaque organisme
"Une agente de la Carsat suit mon dossier et m'appelle plusieurs fois par semaine, mais le problème c'est qu'elle ne peut pas rétablir l'erreur dans les autres caisses, auprès des autres organismes", dénonce-t-elle. Aussi, elle doit elle-même contacter les organismes un par un, pour leur expliquer qu'elle est bien vivante, et doit leur faire parvenir, pour cela, des "certificats de vie", établis par la mairie de sa commune.
"J'ai eu des moments de découragement quand ça n'avançait pas", confie-t-elle. Aujourd'hui, la sexagénaire n'a toujours pas récupéré de carte vitale, qui a été désactivée par l'Assurance maladie. Son compte en ligne, qui avait été supprimé, vient tout juste d'être réactivé. "Mais il y a des erreurs, je n'ai plus par exemple la mention de mon médecin traitant et j'ai des remboursements qui ont été bloqués".