À quelques jours de l'anniversaire de la mort d’Yitzhak Rabin, des dizaines de milliers d'Israéliens se sont rassemblés samedi 1er novembre à Tel-Aviv, sur l'ancienne place des rois d'Israël où, il y a 30 ans, le Premier ministre était assassiné par un extrémiste juif lors d'un rassemblement pour la paix.
Son dernier discours résonnait samedi soir à travers cette place qui porte désormais son nom. Au son de la voix rocailleuse du Premier ministre, les larmes coulaient sur plusieurs visages. "Tout Israélien qui a vécu ce moment se souvient exactement où il était quand il a entendu la nouvelle de sa mort. C'était un choc horrible et depuis, les choses n’ont fait qu’empirer. Je n’ai jamais eu aussi peur", confie Ilana.
"Nous ne pouvons plus mettre la paix de côté"
C'est cette même foule qui a manifesté pendant trois ans contre le gouvernement d'extrême droite de Benyamin Nétanyahou. Les figures politiques de l'opposition défilent sur scène. Sur les pancartes et dans les discours, le même mot revient sans cesse : paix. "C'est un rêve qui s’est effondré au cours de ces 30 dernières années. Mais nous ne pouvons plus mettre la paix de côté. C’est elle qui doit nous guider vers l'avant", lance Einat.
C'est ce qui garantira un avenir meilleur pour nos enfants, pour nos petits-enfants. Uniquement par la paix, par le dialogue avec tous".
Einat, lors de l'hommage à Yitzhak Rabinà franceinfo
Les derniers mots de Yitzhak Rabin étaient les paroles d'une chanson pour la paix, reprises par la foule samedi soir. Il sera assassiné à bout portant quelques instants plus tard, le 4 novembre 1995, par un juif extrémiste religieux, étudiant en droit et opposé aux accords d'Oslo.