On connaît désormais les trois quarts des qualifiés de la zone Europe -plus gros contingent de la compétition- qui iront à la Coupe du monde 2026. Sur les 16 tickets attribués à la zone UEFA (sur 48 au total), 12 ont été validés par les premiers de chaque groupe des éliminatoires, qui se sont conclus mardi 18 novembre. La France qui est vice-championne du monde, mais aussi l'Allemagne, l'Espagne ou encore la Norvège seront du voyage.
Pour les quatre places restantes, elles seront attribuées au terme des barrages qui auront lieu le 26 mars 2026 entre les deuxièmes de groupes, auxquels s'ajouteront trois équipes qualifiées par la Ligue des nations (celles ayant obtenu les meilleurs résultats mais non qualifiées) que sont la Suède, l'Irlande du Nord et la Roumanie. Franceinfo: sport fait le point après cette longue campagne de qualifications.
Les cadors au rendez-vous, la sensation Norvège : on connaît les 12 qualifiés directs
L'Angleterre avait ouvert la voie, immédiatement suivie par la France. Les principaux favoris ont validé leur ticket pour l'Amérique du Nord sans trembler, à l'image des Pays-Bas et de la Croatie. L'Espagne, l'Allemagne et le Portugal ont dû un peu plus patienter, tout comme la Belgique, qualifiée lors de l'ultime journée.
L'Écosse a, elle, arraché sa première place au Danemark au bout du suspense. Dans la finale du groupe mardi, les coéquipiers de Scott McTominay ont renversé les Danois avec deux buts dans le temps additionnel (4-2) pour rallier leur premier Mondial depuis 1998.
Mais la vraie sensation de cette campagne est venue de la Norvège : l'équipe d'Erling Haaland a terminé invaincue (huit victoires en huit matchs et 32 buts marqués) d'un groupe qui comptait pourtant l'Italie. Les Norvégiens vont, comme les Ecossais, retrouver le Mondial pour la première fois depuis 1998, où l'équipe d'Ole Gunnar Solskjaer avait été éliminée par... l'Italie.
Les premiers de groupe de la zone Europe : France, Angleterre, Croatie, Portugal, Norvège, Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Ecosse, Suisse, Autriche, Belgique
Les surprises Kosovo et Irlande, l'Italie craint le pire : des barrages à fort enjeu
Justement, l'Italie a (encore) les jambes tremblantes à l'évocation de la Coupe du monde. La Squadra Azzurra, déjà absente des deux dernières Coupes du monde, devra encore passer par un barrage pour cette édition, elle qui avait été privée de Mondial par la Macédoine du Nord en 2022. Deuxième du groupe, elle a subi par deux fois la loi des Norvégiens (3-0, 1-4) et sera la sélection avec le plus de pression. Comme toutes les autres, elle connaîtra son adversaire de barrage jeudi (13 heures).
Les plus grosses surprises sont venues du Kosovo et de l'Irlande : le premier cité, autorisé à jouer en compétition officielle depuis 2014, a l'occasion de rallier sa première grande compétition. L'Irlande s'est, elle, donné une chance de retrouver le grand rendez-vous du football mondial pour la première fois depuis 2002.
Les barragistes de la zone Europe : Italie, Danemark, Turquie, Ukraine, Pologne, pays de Galles, République tchèque, Slovaquie, Albanie, Irlande, Kosovo, Bosnie-Herzégovine, Roumanie, Suède, Irlande du Nord, Macédoine du Nord
La Grèce, la Serbie, Israël et la Hongrie rateront le Mondial
Parmi les déçus, peu de favoris sont passés à la trappe dans cette campagne. Le plus grand perdant est sans doute la Hongrie du joueur de Liverpool Dominik Szoboszlai, battue sur le fil par l'Irlande lors de l'avant-dernière journée (2-3) pour lui prendre la place de barragiste. La Serbie éprouvera également des regrets, non-qualifiée malgré l'élargissement de 32 à 48 équipes alors qu'elle restait sur trois participations sur les quatre dernières éditions (2010, 2018 et 2022).
La surprenante sélection des Iles Féroé, pourtant 12 points et quatre victoires au compteur, a elle manqué de peu d'accrocher les barrages, alors que l'Islande, qualifiée en 2018, a laissé à Curaçao sa place de pays le moins peuplé de l'histoire à intégrer une Coupe du monde. La Grèce ne sera pas non plus du rendez-vous en Amérique du Nord, tout comme Israël.