Un travail salutaire et éclairant. Ce mardi, l’association Flagrant déni doit présenter le résultat de plusieurs mois d’enquête sur le fonctionnement de la « police des polices » en France. L’Humanité vous révèle en exclusivité les conclusions de son rapport.
Elles sont accablantes pour la police elle-même, pour la justice censée contrôler les agents accusés de comportements délictueux voire criminels, et pour le pouvoir politique, qui organise depuis des années l’impuissance des services de déontologie, en les privant de moyens. Le titre de ce document de 80 pages, étayé par de nombreux témoignages de victimes, résume bien la tonalité générale : « Police des polices. Pourquoi il faut tout changer ».
Chaque jour, trois affaires de violences policières sont transmises à la justice
« Les affaires de violences policières sont en augmentation constante, et on a l’impression que rien n’est fait pour endiguer ce phénomène. Avec cette enquête, on a voulu essayer de comprendre pourquoi rien ne changeait, pourquoi même la situation s’aggravait d’année en année », explique Lionel Perrin, le coordinateur juridique de Flagrant déni, ONG d’investigation et de défense des victimes de violences policières, créée à Lyon en 2022. ...