Un jeune adolescent victime du narcotrafic en France ? Un garçon de 12 ans a été touché par trois balles près d'un point de vente de drogue à Grenoble (Isère), dans la nuit du samedi 15 au dimanche 16 novembre. Il a été grièvement blessé et se trouve dans le coma, selon les dernières informations données par les autorités. Son pronostic vital est toujours engagé. Franceinfo récapitule ce que l'on sait de cette affaire.
Une fusillade sur fond de trafic de drogue
Plusieurs tirs ont retenti vers 3 heures du matin, dimanche 16 novembre, à Grenoble. "J'ai juste entendu cinq coups", a témoigné Mila Poignard, une étudiante du quartier, auprès de l'AFP. "Et quelqu'un criait : 'Non, arrêtez, arrêtez !' Et après plus rien", se souvient-elle. Neuf étuis de balles de 9 mm ont été retrouvés, selon le procureur adjoint de Grenoble, François Touret de Coucy. Le quartier Chorier-Berriat, dans l'ouest de la ville, avait déjà été le théâtre de plusieurs fusillades en 2024 sur fond de trafic de drogue, mais, depuis janvier, préfecture et parquet mettaient en avant une amélioration dans la lutte contre le narcobanditisme.
Un mineur isolé grièvement blessé
La victime de ces tirs est un adolescent de 12 ans, atteint par une balle dans le dos et deux dans les jambes, selon le procureur adjoint de Grenoble. Les secours ont trouvé la victime en arrêt cardiaque. Il a été réanimé sur place avant d'être opéré dimanche dans l'après-midi au CHU de Grenoble. Il se trouve dans le coma et son pronostic vital est toujours engagé, d'après les dernières informations des autorités.
Les empreintes de l'adolescent, qui serait "un mineur non accompagné d'origine nord africaine", "ressortent sous plusieurs identités, dont une pour laquelle il est convoqué devant le juge des enfants le 10 décembre pour détention et offre ou cession de stupéfiants", mais il n'était auparavant "pas connu de la justice", a détaillé le procureur adjoint. Né en décembre 2012, il avait récemment multiplié les fugues d'un établissement du département de l'Isère où il était hébergé.
Une enquête ouverte pour retrouver les tireurs
Les auteurs des tirs n'ont été ni identifiés ni arrêtés pour l'instant, selon le procureur adjoint de Grenoble. Une enquête pour "tentative de meurtre" a été confiée à la police judiciaire. Elle devra également déterminer le possible lien entre cette fusillade et le narcotrafic. "L'enquête de voisinage n'a pas permis d'identifier de témoin visuel", a précisé le parquet à BFMTV.
La sécurité renforcée dans le quartier
Peu après ce drame, la préfète de l'Isère a annoncé sur X "le renforcement immédiat du dispositif de sécurité publique" dans le quartier Chorier-Berriat. "Une force mobile appuiera dès ce [dimanche] soir les effectifs locaux de la police nationale déjà présents sur place", a ajouté Catherine Séguin.
"La lutte contre le narcotrafic sera longue et difficile mais l'Etat ne renoncera jamais à la mener."
Catherine Séguin, préfète de l'Isèresur X
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a également assuré dimanche sur BFMTV que la "lutte contre les points de deal et le narcotrafic" était une "priorité" et que l'Etat "ne faiblira pas".