Les financeurs publics ont proposé lundi 17 novembre de confier la gouvernance du Festival international de la BD d'Angoulême (FIBD) à une structure réunissant toutes les parties prenantes, au sein de laquelle ne siégerait plus Delphine Groux, présidente contestée de l'association historique.
"Afin de recréer un climat de confiance, nous proposons aux professionnels que l'Association ADBDA [Association pour le développement de la BD à Angoulême], qui réunit les pouvoirs publics, les professionnels et le festival, pilote la prochaine mise en concurrence qui désignera un successeur à l'actuel organisateur", déclarent la préfecture et le conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le département de la Charente, la ville et l'agglomération d'Angoulême dans un communiqué commun.
Face aux menaces de boycott de l'édition 2026, Delphine Groux a annulé jeudi un premier processus de sélection du futur organisateur du FIBD en lançant une nouvelle procédure, mais sa démarche avait été critiquée par la profession et les financeurs qui n'avaient pas été consultés au préalable.
"Le siège de l'association historique du FIBD au sein de l'ADBDA ne sera pas occupé, à sa demande, par Delphine Groux", précisent les financeurs publics.