La grande famille du cinéma... Elle se réunit traditionnellement à la fin du mois de février lors de la cérémonie des César pour élire les meilleurs d’entre eux. Comédiens, réalisateurs, metteurs en scène mais aussi décorateurs, preneurs de sons, monteurs ou musiciens. Cette grande famille compte aussi des hommes et des femmes de l’ombre dont on ne parle quasiment jamais. Ce sont justement eux - les maquilleurs, les coiffeurs, les créatifs qui imaginent bandes-annonces et affiches de film - que le Prix Cinéma Evok Collection (en partenariat avec Clarins et La Vallée Village) a souhaité récompenser.
Manière de mettre en lumière ceux qui contribuent aussi au succès d’un film. « Ces gens-là n’ont jamais de prix, remarque Charlotte Bouteloup, ex-madame cinéma à Télé Matin, sur France Télévisions, et cofondatrice de l’évènement avec Jérôme Barcessat, à la tête de l’agence Déjà le Web, spécialiste en RP et en influence digitale cinéma. Avec Jérôme, nous voulons célébrer un cinéma intergénérationnel, inspirant et grand public autour de films qui sont tous déjà sortis en salle ». Traduisez, loin de l’entre-soi du Festival de Cannes ou de la Mostra de Venise.
Passer la publicitéAnja Verdosa et Abraham Wapler, lauréats du Prix Jeune Talent
La deuxième édition de ce prix s’est déroulée le 13 novembre dernier à l’Hôtel Brach, dans le 16e arrondissement de Paris, l’un des établissements de ce petit groupe hôtelier qui a toujours voulu mettre la culture à l’honneur en organisant également des prix littéraires ou encore des rencontres avec des personnalités via des capsules vidéos sur les réseaux sociaux.
Ce 13 novembre, la soirée a démarré par une minute de silence pour les victimes des attentats. Puis, Olivier Nakache et Éric Toledano, les deux présidents du jury, ont ouvert la cérémonie. Ces derniers avaient eu carte blanche pour désigner les membres de leur jury. Ils ont, en partie, réuni l’équipe du Sens de la Fête, « car c’est aussi tout l’esprit de ce rendez-vous », précisaient-ils. Autour d’eux il y avait donc Eye Haïdara, Vincent Macaigne et William Lebghil. À ce casting, il fallait ajouter Joséphine Japy, qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils avaient, disent-ils, envie de rencontrer et le chef décorateur Jean Rabasse, césarisé en 1996 pour La Cité des enfants perdus et nommé aux Oscars pour Vatel.
Le suspense n’a pas duré bien longtemps. Olivier Nakache et Éric Toledano ont immédiatement enchaîné avec le palmarès. La meilleure coiffure et le meilleur maquillage reviennent réciproquement à Jane Millon et Amélie Bouilly pour Ma Mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott, la meilleure affiche à l’agence Métanoia pour Fanon de Jean-Claude Farny, la meilleure bande-annonce à l’Agence Filmanoide pour À Bicyclette de Mathias Mlekuz. Mélanie Laurent a décroché le prix de la meilleure actrice pour Connemara d’Alex Lutz et Pio Marmaï, côté masculin, pour sa performance dans L’Attachement de Carine Tardieu. Quant au très attendu prix jeune talent, il revenait à Anja Verdosa pour L’Épreuve du Feu et Abraham Wapler pour La Venue de l’Avenir, ex-aequo.
On se souvient qu’en 2024 pour la première édition du Prix Cinéma Evok Collection X Brach - présidé par Pierre Niney, au sommet après le succès du Comte de Monte-Cristo - le prix jeune talent avait été remis à Malik Frikah pour l’Amour Ouf. Quelques semaines plus tard, il était primé aux César. Faut-il y voir un signe de bon augure pour les lauréats de cette seconde édition ?