Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Le rideau d'un café se ferme, un client est sous la table. D'autres sont réfugiés derrière le comptoir, dans l'après-midi du vendredi 14 novembre, en gare Montparnasse (Paris). Des coups de feu viennent de retentir. Sur le quai, un homme est à terre, blessé par un tir. À quelques mètres, un autre homme est pris en charge par les secours. Il est blessé au pied après les coups de feu. "Honnêtement, je n'ai jamais vécu ça. Je voyais tout le monde courir. J'ai vu qu'il y avait quelqu'un qui s'était fait bousculer et qui est tombé, et les gens marchaient dessus. C'était vraiment la panique", témoigne Justine Sartori, une commerçante de la gare.
Deux enquêtes ouvertes
Vers 14h30 dans l'après-midi, le train en provenance de Rennes (Ille-et-Vilaine) arrive à Paris. À bord, un homme de 44 ans, qu'attendent les policiers. Il est visé par une enquête pour violences conjugales. Selon le parquet de Paris, l'homme est menaçant : "Exhibant un couteau à son arrivée en gare, il a été touché à la jambe par le tir d'un policier de la brigade des réseaux ferrés, et s'est ensuite asséné des coups de couteau à la gorge."
L'homme interpellé est blessé. Les tirs font une victime collatérale, un voyageur de 53 ans, touché par une balle perdue. "On a entendu des coups de feu, un mouvement de foule, un mouvement de panique, et on a eu très peur. On pense actuellement au 13 novembre", décrit Romain Mayer, un autre commerçant. Deux enquêtes ont été ouvertes, l'une pour tentative d'homicide par le porteur de couteau, l'autre pour éclaircir l'usage de l'arme à feu par le policier.