Un chirurgien de l'hôpital de Laval, en Mayenne a été suspendu en juin 2024 par le conseil régional de l'Ordre des médecins après des accusations d'agissements sexistes et d'agressions sexuelles auprès de collègues, rapporte ICI Mayenne (ex-France Bleu) vendredi 31 octobre. Une procédure judiciaire est en cours.
Il est reproché au spécialiste de la chirurgie générale et viscérale d'avoir notamment tenté de toucher les seins de certaines infirmières ou d'embrasser des membres du personnel dans l'ascenseur. En interne, au sein du Centre hospitalier de Laval, plusieurs femmes du bloc opératoire se sont plaintes de lui, toujours selon des informations d'ICI Mayenne.
Il "conteste formellement les faits"
Une plainte a été déposée par l'Ordre de médecins de la Mayenne auprès du conseil régional de l'Ordre. Ce dernier a alors suspendu le chirurgien lors d'une audience en juin 2024. L'homme "conteste formellement les faits décrits et leur interprétation", selon l'ordonnance du tribunal administratif de Nantes datée du 20 août 2024. Il avait contesté sa suspension, une demande rejetée par le tribunal. Le chirurgien est toujours présumé innocent.
Le médecin est également visé par une procédure judiciaire, puisque le parquet de Laval s'est également saisi de l'affaire. Selon les informations d'ICI Mayenne, des agents du centre hospitalier de Laval ont été entendus au commissariat de Laval.
Le médecin réintégré en décembre, dans un autre service
Contactée par ICI Mayenne, la direction de l'hôpital de Laval confirme que le chirurgien a bien été suspendu et prône une tolérance zéro dans l'établissement quand ce type de faits "très graves" est remonté. Le médecin doit faire son retour au sein de l'établissement au mois de décembre. "À l'issue de sa suspension, il sera réintégré dans un autre service et sans contact avec les personnes qui se sont plaintes", affirme la direction.
L'hôpital ajoute que "l’établissement est mobilisé et ne tolère aucune violence sexuelle et sexiste. Des professionnels sont d'ailleurs formés sur cette thématique et certains sont référents au sein de l’hôpital afin de lutter contre ces violences".