Pauline Ferrand-Prévot a annoncé qu’elle viendrait défendre son titre en 2026. Une bonne nouvelle pour le Tour de France femmes qui a pris une autre dimension l’été dernier dans le sillage de la Française.
Au programme de Lausanne à Nice (du 1er au 9 août) : 9 étapes et 1175 km (3 massifs escaladés : Jura, Massif Central, Alpes) et 1 étape contre-la-montre (Gevrey-Chambertin - Dijon ; 21 km).
Une édition très attendue. Christian Prudhomme mesure le chemin parcouru : « Il y a simplement trois ans, il a fallu frapper à toutes les portes pour le Tour de France Femmes. On n’avait aucune candidature. Là, la grande majorité des candidatures qui arrivent disent on veut le Tour dans ces versions masculines ou féminines, ce qui est un plus considérable. Cet été, on a vu le succès formidable du Tour, canal historique si je puis dire, et du Tour de France dans sa version féminine avec Pauline Ferrand-Prévot, bien évidemment. La meilleure audience du Tour, c’est Montmartre (victoire de Wout Van Aert). La deuxième, c’est Châtel, avec Pauline Ferrand-Prévot. Devant le Ventoux (seule victoire française de l’édition avec Valentin Paret-Peintre). Pauline Ferrand-Prévot, 7,7 millions à Châtel, c’est au-dessus de tout ce qui a pu se faire dans le sport féminin en 2025. Au-dessus de Loïs Boisson à Roland-Garros, c’était pourtant très fort cette demi-finale. Au-dessus du foot féminin. Pauline Ferrand-Prévot à Châtel, c’est plus fort que Pauline Ferrand-Prévot médaille championne olympique lors des JO de Paris 2024. C’est énorme. Ces audiences, ce n’était pas une surprise. On le pressentait mais cela a été encore plus haut. Je pensais que la vague faisait 10 mètres de haut, elle faisait 20 mètres. C’est magnifique. Très impressionnant, franchement très impressionnant. »
Le directeur du Tour dévoile avec plaisir les grandes lignes du Tour de France femmes 2026 riche de 9 étapes : « L’idée, c’est quatre ans avant les Jeux olympiques d’hiver 2030 de partir de Lausanne, capitale olympique et de finir à Nice qui accueillera notamment les épreuves de patinage artistique et de hockey sur glace. Avec, un peu de la même manière que le Tour, l’envie d’utiliser les reliefs de Monjuïc à Barcelone d’un côté et de Lausanne de l’autre pour le grand départ. Et avec dans cette volonté de toujours faire grandir le Tour de France femmes et d’aller vers les monuments du Tour avec pour la première fois le Ventoux. Je pense qu’il s’agit de la première course féminine sur le Ventoux. » Et énumère : « Ballon d’Alsace première grande ascension de l’histoire du Tour et la Planche des Belles filles qui est l’ascension d’aujourd’hui dans les Vosges pour la première édition. Après on a eu le Tourmalet, puis on est allés à L’Alpe d’Huez puis Joux-Plane et là, c’est le Ventoux. C’est un autre mythe du Tour de France pour les championnes. Ce qui me frappe beaucoup avec les championnes, les coureuses, c’est leur bonheur de s’inscrire dans l’histoire du Tour, dans la légende du Tour. Les avoir vues grimper le Tourmalet dans le brouillard, c’était dommage pour les élus des Hautes-Pyrénées mais il y avait un côté formidable, ces ombres… parce que c’est la légende du Tour. C’est un pas de plus. L’année dernière, il y a plusieurs marches qui ont été franchies grâce à l’organisation, grâce à Pauline Ferrand-Prévot. »
Nice viendra se poser en clôture. En habituée : Christian Prudhomme indique « Nice, c’est 2 grands départs du Tour (1981, 2020), c’est la seule grande arrivée du Tour hors de Paris (2024), je ne pense pas qu’il y ait d’autres villes qui aient fait tout cela : le départ du Tour, l’arrivée du Tour et l’arrivée du Tour femmes… C’est conforter Nice dans son rôle de place forte des grandes compétitions sportives, le Tour femmes, les Jeux olympiques à venir. Et c’est un nouveau clin d’œil et des encouragements à toute l’équipe des Jeux olympiques d’hiver 2030. »